La boucle est bouclée, c’est désormais l’heure du bilan ! Pour cela fini les reports, place au film.
Nous sommes très fiers de vous présentez le film du Bolos World Tour 07. Ce montage, de 40 minutes, constitue un aperçu non exhaustif de ce que nous avons pu vivre et aimer pendant nos 8 mois de baroude.
A travers ces images nous vous invitons à partir à la découverte de nos aventures sur 3 continents et dans 15 pays. Nous souhaitons également vous inspirer dans vos futures destinations et partagez avec vous notre expérience.
N’hésitez pas à nous laisser un petit message. Nous serons également heureux de répondre à vos questions.
Bonne Baroude.
Tous les membres du Bolos World Tour sont désormais en France. C’est donc depuis Paris que nous écrivons un des derniers posts.
Apres deux jours passes dans la grisaille et la pauvreté du centre colonial de Salvador (Le Pelourinho) nous avons mis fin a notre aventure par une semaine de détente a Rio de Janeiro. Nous avons largement profite de la fameuse plage d'Ipanema, de ses filles splendides et peu vêtues... Antonio Carlos Jobim n’avait définitivement pas menti en composant sa célèbre bossa.
Les filles ne sont pas le seul atout de cette plage, les vagues sont aussi agréables pour faire du bodyboard. D’ailleurs Flo qui s’est initie a cette pratique s'est fait une belle frayeur mais au final rien de grave. Il faut attendre le couché du soleil pour véritablement apprécier la beauté de l'endroit. Les derniers rayons du soleil enflamment littéralement le ciel ainsi que les collines environnantes et colore l’écume dégagée par les vagues. On a du mal à se rendre compte que derrière nous se dresse une ville de pres de 12 millions d’habitants. C’est définitivement mieux que Paris plage…
La particularité de Rio est, à l'image du Brésil, d'être une mégalopole à deux visages. Coté face, des plages de rêves (Ipanema et Copacabana), des vues imprenables sur la ville comme au Corcovado, le pain de sucre, le plus grand stade du monde (Maracana), des balades à travers des forets tropicales, le vieux quartier de Santa Theresa, l'avenue du carnaval et son édifice en forme de string. Cote pile, un plan d'expansion de la ville aussi réussit qu'a Brasilia, des immeubles rivalisant d'horreur, des favelas construites a flanc de montagnes côtoyant des quartiers bourgeois, des maisons sommaires sans fenetres ni toit, des inégalites sociales importantes et un environnement de craintes permanent. Il est inutile d'attiser la convoitise des plus pauvres. Lunettes et appareil photo doivent rester à l'hôtel sous peine d'être volés au premier moment d'inattention.
Entre deux sessions plage nous trouvons le temps d’aller s'occuper de nos billets retour chez nos grands amis de One world et plus particulièrement d’American Airline. Nous restons encore presque deux heures sur place puisque toutes nos réservations ont sautées. De plus nous sommes obligés de changer d’itinéraire puisqu’il n’a plus de place sur le vol via Madrid. Au final nous arriverons à trouver un bon compromis sur un vol passant par Sao Polo et Londres.
A l'aube du dernier weekend on décide de passer une soirée a Lapa, le quartier populaire qui permet de faire aussi bien la fête dans la rue que dans des boites. Nous finissons au Rio Scenariuim, un musée/boite qui regroupe tous les âges. Il y en a pour tous les goûts, de la samba à la musique électronique, résultat 100% des gens dansent. On passe la fin du weekend à profiter de la plage avec Clarisse et Elise que nous avons retrouvées.
Pour clôturer le weekend nous allons au célèbre stadium Maracaña voir le derby de Rio entre Flamengo et Vasco. Ce stade est tous simplement le plus grand stade jamais construit. L’ambiance est électrique ! Malheureusement le match se révèle de médiocre qualité, normal tous les bons Brésiliens jouent en Europe. Malgré le 1-1 il y a quelques bagarres a la fin, nous évacuons donc le stade un peu en catastrophe.
Un petit air de nostalgie nous envahi durant les derniers jours quand nous racontons notre voyage ou quand nous donnons des tuyaux aux autres baroudeurs. Mais vient l’heure de prendre l’avion en ce lundi matin comme signe qu’il va falloir bientôt reprendre notre train-train et trouver rapidement un boulot.
Apres l´equivalent d´un Paris-Dakar (Bariloche-Brasilia) en bus, nous arrivons ereintes dans la capitale bresilienne. La ville etant architecturalement interessante mais sans aucune ame, nous partons rapidement pour Sao Luis a l´extreme nord du Bresil et cette fois ci nous decidons de prendre l´avion. Ceci marque le debut de notre trip dans le Nordeste bresilien.
A peine debarque on sent immediatement cette vague de chaleur etouffante typique des zones equatoriales que nous attendions depuis plusieurs semaines. Nous logeons dans le vieux centre, heritage de la colonisation francaise, hollandaise et portugaise ou tous les edifices sont concentres. La ville est riche en couleur et les routes pavees sont attaques par les mauvaises herbes. L´atmosphere est tres differente de la ville moderne situee quelques kilometes a l´ouest, pres des plages. Nous prenons d´ailleurs conscience de l´importance du string bresilien sur ces plages. Que l´on soit anorexique ou obese, noire ou blanche, que l´on est 14 ou 65 ans, toutes les filles le porte avec decontraction. Pour les hommes, ce n´est pas franchement mieux, puisque ce sont des especes de boxer tres tres pres du corps... apparemment certaines trouvent ca glamour.
Sao Luis est aussi connu pour etre un des berceau de la culture reggae (au meme titre que la Jamaique). La ville vie au rythme de la musique et meme les vieux de 70 ans, dansent aux fenetres. Ce qui vaut une ambiance hyper decontractee et dub... Nous passons le weekend ici ou, le soir, les rues se transforment en salle de concert. Nous avons la chance d´avoir une chambre au premiere loge, sur la place centrale. De la, on peut apprecier tous types de musique: samba, bossa nova et evidemment du reggae.
Apres une journee a la plage nous decidons de prendre des infos pour la suite de notre voyage sur internet. La, nous faisons la rencontre la plus improbable de l´ensemble du Bolos World Tour. Clarisse Guglielmetti en chair et en os, une bonne amie de Stan que nous revions de rencontrer depuis plusieurs annees. Nous parlons un peu et nous decouvrons que Clarisse et son amie Elise ont a peu pres le meme programme que nous au Bresil. Alors pourquoi ne pas faire un bout de chemin ensemble?
Nous partons le lendemain dans le parc national du Lencois Maranhenses, une des merveilles du Nordeste. A perte de vue, le désert offre une vision unique de dunes et parsemées de piscines d’une eau transparente, tantot verte, tantot bleue. Nous retrouvons egalement la joie de nos premier bain de mer depuis le trip dans le pacifique. Nous prenons quelques couleurs, nous commencions a etre translucides apres ces 4 mois dans le froid. Nous passons deux jours agreables dans le petit village situe au coeur de la mangrove.
En rentrant a Sao Luis, nous tentons d´optimiser au mieux la suite de notre aventure, puisque nous hesitons beaucoup entre plusieurs itineraires. De plus nous sommes maintenant 4 a prendre la parole. (cela faisait longtemps). Au final nous choisissons de partir directement en avion vers Recife (qui est a deux doigt de louper son atterissage...) afin de louer une voiture avec les filles et parcourir la cote tranquillement.
Nous restons quelques jours a Olinda une autre ville au passe colonial important, mais qui vit sur un heritage africain plus comparable a Salvador. Encore une fois les rues sont colorees et les eglises nombreuses. De la Plaza San Francisco on peut admirer au loin la mignonne place centrale surplombee de son eglise et l´ocean turquoise au loin. L´ambiance est "yes" et tres musicale.
En se faisant passer pour des Kazakhs - on en a assez dde la question classique "de quel pais?" - nous faisons la connaissance de Paolo qui tient un petit bar "Roots Bar" et qui nous emmene faire un tour de la ville. La soiree est rythmee entre forro et petit concert improvise chez Paolo ou l´on a le droit a tous les classiques de la musique bresilienne. De Girl de Ipanema en passant par du Gilberto Gil jusqu´a des morceaux peu connus en Europe mais excellents. La soiree est bien evidement agrementee de caipirinha (peut etre trop pour certain ou certaines qui auront un reveil un peu delicat).
Finalement nous arrivons a decoller dans l´apres-midi pour rejoindre Porto de Galinhas. Cet ancien port ou les bateaux d´esclaves accostaient compte aujourd´hui beaucoup sur ses piscines naturelles pour devenir la plus belle plage pres de Recife. Le programme est simple et parfait pour cette fin de tour du monde, baignade, body surf, foot sur la plage et degustation de crevette, poisson et pinces de crabe (on vous attend encore les filles). Ensuite nous fillons vers Maceio ou nous quittons Clarisse et Elise qui prennent un bus pour Salvador afin d´aller treker dans un parc national du Chapanda diamantina. Nous, notre programme est simple : playa. Fini les treks.
Nous continuons donc a deux le road trip et nous prenons plus le temps de nous arreter dans de petits villages hors des sentiers battus. Nous sommes rapidement surpris des qualites etonnantes de notre Gol (Golf au Bresil) en mode rally. Ben se mue, pour sa part, en Sebastien Loeb sur des routes ou les nids de poules et les flacs d´eau sont legions. Au final, la carrosserie arborera une magnifique couleur orangee, tandis qu´a nos pieds s´entassent deux kilos de sable.
A force de faire des kilometres sur des pistes a travers des forets de palmier, nous decouvrons des plages totalement vierge avec pour seul habitant des palmiers, des singes-ecureuil-coconut, des crabes bleus et des coconuts. Nous sommes aussi en fin de saison des pluies, il faut alors jongler entres les belles eclaircies et les averses qui arrivent subitement. Il fait beau, mais il pleut en moyenne 2 ou 3 fois par jour.
Pour continuer notre Road Trip nous devons regagner les autoroutes et notamment la celebre et dangeureuse BR 101. Les routes sont certes goudronnes, mais n´ont sans doute pas ete refaites depuis plus de 20 ans. Elles sont naturellement dans un etat de delabrement avancees, il n´est pas rare de croiser des trous de plus d´un metre sur une voie limitee a 110km/h. Chaque village a son lot de radars et de dos d´anes pour reduire la vitesse, mais rien y fait, un bresilien au volant se prend forcement pour Ayrton Senna. Les routes etant en 2*1 voie, il faut savoir metriser l´art de doubler. Les pickup optent pour les depassement aveugle tandis que les camions preferent la droite et la bande d´arret d´urgence. Il faut rester patient et extrement vigilant.
Apres une journee intense, nous arrivons dans un petit village pres de la mer nomme Barra do Itariri. Il nous a fallu beaucoup de courage pour braver les 300 km depuis Aracaju. Tout commence pres d´un bac ou nous ne pouvons traverser. Nous revenons sur nos pas et devons affronter 200 km de BR 101. Puis, apres avoir demander plusieurs fois notre chemin nous partons pour plus de 50 km sur une piste particulierement hazardeuse au relief varie. Nous enchainons au crepuscule par 15 km pour arriver a un hotel inhabite, puis 10 km de special sur sable avec des franchissement de rivieres sur des ponts peu solides et tout cela de nuit. Un beau periple !!
Nous rencontrons rapidement un restaurateur Italien qui a monte une petite affaire et Marcel un Bresilien de Salvador tres "carnaval". Pour lui tout est "tou ou ou ou tou ou ou" . Nous trouvons ici une ambiance super detendu hors des grandes destinations touristes, ou viennent en week-end se reposer les Salvadoriens. Apres s´etre fait vanter les merites de ce petit coin de tranquilite "la meilleure plage de l´etat de Bahia" nous decidons de rester pour plusieurs jours. Nous nous laissons bercer au ryhtme de petit footing matinal sur les kilometres de sable blancs, des poissons et des crevettes preparees avec soin par Chef et son equipe, du soleil et des journees qui semblent longues.
Les habitants se revelent extrement acceuillants. Marcel, lui se charge de nous emmener au fin fond des pistes cotieres pour nous faire decouvrir des petits villages de pecheur et des plages magnifiques. Il sert aussi d´auto radio geant en chantant des chansons bresiliennes dans la voiture.
On rejoint ensuite Salvador tranquillement ou nous allons rester uniquement 2 jours afin de passer davantage de temps a Rio qui constituera notre derniere etape de cette aventure Bolos world tour 07.
Notre dernier week end (snif) a BA est encore tres anime. Nous retournons a notre restaurant de predilection, La Cabrera, devorer un dernier bife de chorizo, deguster une de leur meilleur bouteille de leur cave qu´íls ne servent qu´aux habitues et a bas prix (un vin de la region de Mendoza, Lujan de Cuto, notre equivalent du St Emilion) et enfin signer notre assiette en tant que VIP. La soiree se termine avec les serveurs autour d´une derniere coupe de champagne offert, bien evidemment, par la maison. Desormais nous sommes fin pret pour attaquer notre derniere pays, le Bresil. Cap sur les fameuses chutes d´Iguazu marquant la frontiere entre les deux pays et ensuite sur le Pantanal, la plus grande zone maraicageuse au monde !
Le jour du depart nous passons chez nos amis d´American Airline afin d´annuler notre billet d´avion BA - Sao Polo. Nous avons prevu de nous rendre par nos propres moyens jusqu´a Brasilia. Grace a ce nouvel itineraire nous allons economiser beaucoup de temps et d´argent. Sauf que nous apprenons qu´il faut debourser $125 pour annuler un vol. La logique... Au final nous choississons de contourner le probleme en repoussant notre vol dans un mois. Hors de question de payer cette somme, nous prendrons le temps d´aller pleurer dans toute les agences one world de Rio afin de ne pas payer. En esperant que ca marche.
Comme tous les trajets en argentine nous arrivons relativement frais et dispo apres presque 20 heures de bus a la petite ville de Puerto iguazu. Ce village est paisible, loin de l´agitation de la ville bresilienne et on douterait meme qu´il y ait un lieu si touristique a proximite. L´ambiance est decontractee et on se fait un malin plaisir a ressortir les tongs et a boire une bonne biere fraiche dans des petites guingettes, un peu comme a Saigon. D´autre part il y a plein d´artisans (rastas) qui survivent en vendant des bracelets et autres colliers. Nous ne resistons pas a l´envie d´en acheter un (pour la bonne cause).
Le lendemain, le reveil sonne a 6h25 et nous partons plein d entrain pour une grosse journee de visite de toutes les chutes du cote argentin. Pas forcement le plus impressionant, mais incontestablement le plus pres. Nous sommes les premiers a nous diriger vers la fameuse gorge du diable ou le bruit de l´eau qui tombe est assourdissant! D´ímpossantes gerbes d´eau montent jusqu´a 40 m au dessus des chutes. Nous enchainons avec la visite des parties superieur et inferieur des chutes de San Martin avant de finir par l´ile centrale. Nous prennons aussi le temps de faire trempette a proximite de la chute de Salto Bossetti. Tres surprenant, l´ensemble du site est reste extrement vierge malgre le nombre infernal de touriste et il est possible de voir beaucoup d´animaux, domestique le plus souvent. Au detour d´un sentier nous apercevons notre premier toucan (oiseau avec un bec multicole enorme), premice de ce qui nous attend dans le Pantanal. Nous allons ensuite nous reposer et dejeuner a l´hotel Sheraton Iguazu (nous avions prevu cela depuis plus de 3 mois) situe a l´interieur du parc national. L´hotel situe du cote argentin a une position tres strategique. La vue sur la Gorge du diable est magestueuse et la nourriture exquise. Au menu, sushi, saumon fume, poivron, aubergine et tant d´autres mets succulents.
Conseille par Paolo, le gerant d´un bar de BA, nous finissons la journee par une marche de 10 kilometres a travers la jungle. Nous restons ensuite quelques jours dans les environs pour profiter de la piscine de notre hotel et lezarder une journee en compagnie de Xav et Elodie, que nous croisons pour la troisieme fois apres La Peninsule Valdez et Bariloche. Nous passons egalement du cote Bresilien afin d´acheter nos billets de bus pour rejoindre Campo Grande, point de depart de notre excursion dans le Pantanal. Notre premier echange en portugais est assez folklorique. On ne peut s´empecher de penser aux carricatures bresiliennes comme Chico ou bien le fameux Vinicius rencontre en Patagonie et nous continuons a inventer des mots. Du francais a l´espagnol nous rajoutons des o ou a, de l´espagnol au portugais nous rajoutons des ao. Malheuresement, la plupart du temps, nous optenons des mots totalement incongrus.
Nous arrivons a Campo Grande avec un peu de retard. Et oui, fini la logistique impressionnante des bus argentins. Neanmoins nous arrivons a parfaitement enchainer, puisqu´une heure plus tard nous montons dans un autre bus qui doit nous emmener au coeur du Pantanal. Nous finissons par quelques dizaines de minutes en jeep sur une route en terre rouge afin de rejoindre le camp.
Au loin on apercoit les premiers caimans ainsi que les premiers oiseaux. Le camp, situe sur l´une des rive du rio Miranda, est sommaire mais tres fonctionnel. Le Pantanal est un immense marais de 200 000 km2 entre le Brésil, la Bolivie et le Paraguay, dans lequel il n´y a pas un centimetre carre qui ne soit pas habite. Cette region est irrigué de fleuves venus de toutes les régions du Brésil, ainsi voyagent vers lui des especes de tous les ecosystemes bresiliens. Afin de mieux observer cette faune et cette flore extrement varie nous nous deplacons a pied, en bateau ou a cheval.
Nous passons le sejour avec un groupe de trois madrilenes tres sympa. Nous prennons vraiment gout a parler espagnol a tel point que nous avons de moins en moins le reflexe d´aborder les gens en anglais. Et puis notre petit niveau d´espagnol permet aussi de nous faire comprendre un peu au Bresil.
Notre guide tres sympa et tres pro nous explique au fur et a mesure des visites les nombreux secrets de ce maraicage. Il faut etre tres discret car nous observons des animaux completement sauvages, mais la plupart du temps peu farouche. Il faut dire qu´il est strictement interdit de chasser ou meme de pecher sans autorisation. Nous voyons tous types de betes: des jaburu (oiseau blanc au col roug et noir, embleme du pantanal), des perroquets verts ou bleus, des oiseaux bariolles comme ceux que nous nommons les Napoleons pour leur robe tricolore, des caimans, des singes, des iguanes ainsi qu´une multitudes d´animaux tres bizzares. A l´image du Caipivara, enorme rongeur d´eau que Ben veut ramener dans son jardin.
Le dernier jour nous restons a la Pousada pour pecher les piranhas. Les rivieres en sont veritablement infestees et on comprend mieux pourquoi notre guide nous dit de ne pas se baigner si l´on saigne... Jamon, El Mejor, a su conserver ses reflexes boliviens pour en attraper un certain nombres. Il faut dire qu´il est important de bien pecher puisque les poissons representeront notre principal plat lors de notre dejeuner. Les piranhas, une fois vraiment mort (en les laissant a l´air libre, ils peuvent avoir des reflexes destructeurs jusqu´a six heures apres leur extraction, attention aux doigts) sont un veritable regale! Leur chair tres tendre rappelle par instant le gout du requin. (On a pense a toi Stani...)
Desormais cap sur la capitale Brasilia ou nous devons prendre un avion direction le nordeste et ces plages de reves.
Apres un sejour plaisant a Buenos Aires, nous sommes reparti pour 2 semaines de baroude, direction la Patagonie du Nord. Nous n'allons pas descendre jusqu'a Ushuaia ou El calafate car la meteo est vraiment trop incertaine en cette saison, mais nous allons quand meme rejoindre cette region dont le nom evoque beaucoup de choses. Et puis Flo supporte de moins en moins le froid environnant, il faut trouver un compromi.
Nous mettons alors le cap sur Puerto Madryn et la peninsule Valdes afin d'observer les fameuses baleines et autres especes marines. Plus nous descendons vers le sud, plus les paysages changent. En arrivant nous sommes surpris de decouvrir si peu de vegetation et autant de poussiere. Cela donne un aspect tres mysterieux a la cote qui s'etend sur plusieurs dizaines de kilometres.
Nous avons de la chance, il fait beau, chose assez rare en patagonie l'hiver. Nous en profitons pour louer des velos et faire une trentaine de kilometres afin de rejoindre une plage sauvage. Par endroit de grandes falaises offrent des points de vue magnifiques sur une mer ou patogent de nombreuses baleines. Certaines sont la uniquement pour engloutir des dizaines de tonnes de petites crevettes, d´autres, s´amusent et sautent au loin et provoquent des gerbes d´eau de plusieurs metres.
Vu la meteo clemente et notre envie de moins en moins forte de voyager avec des agences de tourismes, nous preferons partir en voiture a la decouverte de ce parc naturel. Ceci nous permet de faire le tour de la peninsule Valdes a notre guise et de nous arreter aux differents spots ou nous sommes succeptible d'apercevoir des animaux. Nous faisons egalement un tour en bateau d'une heure et demi afin de se rapprocher au plus pres des baleines. L'experience fut fructeuse puisque certaines d'entre elles s'aprocherent a quelques metres de nous. Nous pouvions presque les toucher! La scene est encore plus impresionante quand elles passent sous le bateau, elles sont aussi grandes que notre embarcation. Il y a un peu de mer ce jour la et beaucoup de gens auraient du s'abstenir de prendre un petit dejeuner. Certains n'auront vu aucun mamifere mais uniquement des sacs plastiques. Au cours de cette excursion nous faisons la connaissance de Xavier et Elodie, deux francais en vacances dans la region. Nous passons quelques temps avec eux et nous les reverrons surement plus tard car nous avons a peu pres le meme programme. Le dernier jour, avant de prendre notre bus de nuit nous dehambulons dans la ville. Peu de chose s'offre a nous, mais tout d' un coup nous trouvons au detour d' une galerie une Mega Drive. Ben voit la l'occasion de realiser une bonne affaire. Jeunes a vos souvenirs!
Apres quelques hesitations au niveau du choix de la prochaine destination, nous partons pour El Bolson pour passer le weekend. C'est le debut de la region des lacs pres de la frontiere chilienne. Les paysages sont composes de montagnes plus ou moins enneiges et de lacs extremement photogeniques. Nous en profitons pour faire des balades aussi bien sous un temps a ne pas sortir un normand, que sous le soleil. Le petit village ou nous dormons semble hors du temps, bloque en 1970, les voitures sont eprouvees et les personnages sont d'anthologie, comme Carlos le monsieur parilla de la ville. Il n'y a pas beaucoup de distraction mais nous passons un bon sejour. L'ambiance et un peu comme en Nouvelle Caledonie : Tranquille mec! Nous fetons l'anniversaire de Ben chez notre pote Carlos en buvant un bon vin de la bodega "Benjamin". Il est tres content de trouver en nous deux amateurs de viande rouge et ne manque pas de nous saluer avec sa grosse voix roque par un "esta bien" a chaque fois qu´il sert des clients.
Ensuite cap sur Bariloche, (ou Braziloche car il y a contingent impressionnant de bresilien) la plus grosse station de ski d'argentine. La premiere personne que nous rencontrons est forcement un bresilien. Il a travaille dans sa jeunesse au Club Med et dans un francais brazileros nous explique que la "La patagaoshnie ze zouper !". Nous manquons d´exploser de rire. Nous ne faisons pas grand chose les deux premiers jours car le temps est excecrable. Mais il neige en altitude ce qui est de bonne augure pour la suite du sejour car la bonne neige commencait a se faire un peu rare. Nous rencontrons deux francais bien cool dont Pilou que nous avions croise a Avoriaz il y a quelques annees au cours du contest altigliss organise par l'esc Grenoble. Il baroude depuis plusieurs annees et a pose ses valises a Bariloche pour profiter des montagnes (nous mettons en ligne l'une des photos qu'il a pris a la station). On evoque avec lui nos souvenirs de baroudeur. Et oui cela fait presque sept mois que nous avons quitte la France et les anecdotes ne manquent pas.
Mais place au soleil ! Il nous reste encore beaucoup de choses a decouvrir ! Nous louons une voiture afin de parcourir la region et aller jusqu'a la frontiere chilienne. Les paysages sont encore plus grandioses que dans les environs de El Bolson. Les lacs se succedent avec des iles perdues au milieu, nous marchons sur des lagunes gelees et nous observons les fameusent truites a travers les eaux cristallines des rivieres. Nous profitons de la fin de journee pour observer le soleil filer derriere les reliefs enneiges.
Le soir nous retrouvons Xav et Elodie autour d'un bon morceau de viande (encore un) et une bonne bouteille afin de preparer notre journee de snowboard. Le lendemain au sommet de Cerro cathedral les paysages sont encore plus impressionants. On prend un immense plaisir a faire du snowboard avec un tel panorama. Bien que la station ne soit pas tres grande nous passons une tres bonne journee. Cela fait toujours plaisir de faire du surf en (plein?) ete en France et de surcroit en Patagonie.
Nous hesitons a rester une journee de plus dans la region, mais la meteo semble se degrader. Et puis nous avons un weekend charge a Buenos Aires qui nous attend...et nous entrons au Bresil dans quelques jours, derniere destination du BWT 07. Nous y profiterons de la chaleur pendant plus de 5 semaines. Retour en France prevu pour le 20 Septembre prochain.
Le depart de Stan change quelque peu notre facon de voyager, nous prennons doucement nos marques. Six mois tous de baroude a 3 ca ne s'evacue pas d'un coup.
Le weekend a Rosario se passe tres bien. La ville est agreable a vivre il fait grand beau. Elle est situee sur le rio Parana ce qui offre de belles promenades et de nombreuses opportunites pour dejeuner en terrasse. Nous trouvons une petite auberge comme on en voudrait plus souvent. L'ensemble est neuf, la decoration exhuberante - du triptyque de Bob au exploit de Tony Montana, en passsant par les hommages au Che - et en plus il y a personne. Pour la premiere fois depuis longtemps nous nous sentons un peu comme a la maison. Nous nous offrons meme le luxe de regarder la fin d'une etape du tour de France en calecon...
Comme dans toutes les autres villes argentines, on mange tres bien a Rosario. On y boit aussi du bon vin! Pour l'anecdote, Flo se souviendra longtemps du fameux vin a 14 degres de Mendoza, le lattitude 33.
Dimanche, petit brunch en plein soleil et en polo sur le bord du rio Parana avant de prendre le bus pour Montevideo, capitale de l'Uruguay.
En arrivant en Uruguay, les gens n'evoquent qu'une seule chose, le froid ambiant, des "mucho frio" (tres froid) s'entendent partout. En effet une vague de froid sevit sur l'Uruguay. Le chauffeur de taxi qui nous conduit a notre hotel nous explique meme qu'il n'a pas fait aussi froid depuis 30 ans. C'est assez rare qu'il fasse 0 degree la nuit pour une ville situee sur la meme lattitude que Sydney. Comme quoi il n'y a vraiment pas qu'en France que le climat est perturbe. Les temperatures sont fraiches mais il fait quand meme meilleur que dans les Andes.
La ville est tres sympa avec sa veille ville et ses boutiques chics et on y mange tres bien comme en Argentine. On se fait plusieurs fois le "Mercado del Puerto" ou l'on peut deguster les meilleures parilla (gros barbecue) de Montevideo. L'auberge est sympa et on rencontre plein de baroudeurs vraiment cool. Notamment Augusto, un Bresilien de Florianopolis qui habite a cote de chez Guga (Gustavo Kuerten). Nous passerons peut etre dans sa famille d'ici quelque temps. Nous passons la majeur partie de notre sejour avec lui a visiter cette ville entierement tournee vers la mer avec de nombreuses belles plages contrairement a Buenos Aires.
Neanmoins nous decidons de revenir un peu plus tot sur Buenos Aires car nous ne supportons pas longtemps d´avoir une nouvelle fois froid. (Vivement les plages tropicales du nord bresilien). De plus l'Uruguay est un peu plus cher que l'Argentine pour une qualite globale un peu inferieur.
Nous arrivons donc pour le weekend (des mercredi soir) dans la capitale argentine bien decide a faire la fete. On commence a connaitre les bons endroits pour sortir et vendredi soir on decide d´honorer une nouvelle "Tournee des Grands Ducs", un peu comme a Saigon.
On commence pres de la place Serrano ou il y a plein de bar sympa et des pools (on est definitivement accro au snooker, pire que des britanniques). Puis direction la Casa Blanca, petit restaurant trendy qui contrase tres bien avec l´atmosphere tres rustique de la Cabrera, mais nous nous rendons la-bas plus pour draguer les serveuses que pour diner. Le feeling passe plutot pas mal puisqu'elles nous proposent de sortir avec elles. Ensuite direction le restaurant voisin, la fameuse Cabrera, pour les 600 g de viande. Il faut savoir que nous avons parfaitement pris le rythme argentin et que nous ne passons pas a table avant 23h. Nous sommes recu avec les honneurs et les verres de vins a l'oeil. Flo fait la bise a Miguel et on congratule Antonio pour obtenir une bonne table et passer devant la queue, accessoirement. Bref on est vraiment a la maison et nous mangeons encore une fois extremement bien. Au passage on croise Jonathan, un new-yorkais rencontre a Montevideo.
Une fois fini, nous retournons a la Casa Blanca pour un dernier verre. Le restaurant a ferme ses portes, mais le patron nous laisse entres pour une soiree privee entre habitues. Resultat, apres une bonne vodka pure, nous embarquons dans le coupe du patron en compagnie de sa femme, direction la meilleure boite de Bueno Aires. La scene est tarantinesque (Stan comprendra...Tres tres marrant). Completement dans notre soiree on en oublie nos petites serveuses parties a une soiree plus underground. Nous rentrons encore une fois en mode VIP et nous passons un peu de temps dans cette boite tres chic, Le Crobar. Nous decidons ensuite d'essayer de retrouver les serveuses mais nous arrivons un peu tard au lieu de rendez-vous. Au final nous finissons dans une boite vraiment sympa avec une ambiance bien detendu. La soiree se termine tot...
Le lendemain nous retournons a la Casa Blanca pour cette fois diner et reprendre rendez-vous dans deux semaines. En ce dimanche nous allons bruncher dans le quartier du Veijo Palermo, au Olsen, encore un lieu tres trendy, ou les elements du decor semblent avoir ete minuscieusement chiner dans des brocantes. Une fin d´apres-midi reposante, ideale pour attaquer les 20 heures de bus pour rejoindre la Patagonie. Au programme excursion pour voir les baleines et semaine de ski et visite du cote de Bariloche, vous pouvez voir notre fututre itineraire sur les cartes suivantes.
De retour en Argentine, exit les Andes. Nous avions vraiment besoin d'un peu de calme et de repas sain pour se remettre de notre séjour dans les hauteurs. Au passage on rase notre barbe et "Mat Po"(Du célèbre et illustre chanteur Matt Pokora) pour se mettre en mode moustache. Encore un pari bolos de longue date.
Nous reprenons aussi nos (bonnes?) habitudes argentines, c'est à dire de manger une seule fois par jour dans un tenedor libres, sorte d'énorme buffet à volonté all-you-can-eat. Viande argentine au barbecue, entrées exquises, fromage, cuisine asiatique, dessert a foison.
On prend le temps de découvrir la ville de Bueno Aires, vraiment très sympa et relativement proche de ce que l'on peut connaitre en Europe. On est à deux doigt de repasser a la TV puisqu'une chaine de télévision souhaite nous interviewer devant une salle de cinéma ou nous nous trouvions. Malheureusement notre niveau d'espagnol aurait fait tache à l'antenne. Nous visitons également le célèbre quartier de Boca, ses maisons colorées, ses bar a tango et bien sur le fameux stade de foot de l'équipe de Boca Junior et ses hommages a la star locale : El Dios Diego Armando Maradona !!!!