Salvador et Rio - La fin du BWT 07
Tous les membres du Bolos World Tour sont désormais en France. C’est donc depuis Paris que nous écrivons un des derniers posts.
Apres deux jours passes dans la grisaille et la pauvreté du centre colonial de Salvador (Le Pelourinho) nous avons mis fin a notre aventure par une semaine de détente a Rio de Janeiro. Nous avons largement profite de la fameuse plage d'Ipanema, de ses filles splendides et peu vêtues... Antonio Carlos Jobim n’avait définitivement pas menti en composant sa célèbre bossa.
Les filles ne sont pas le seul atout de cette plage, les vagues sont aussi agréables pour faire du bodyboard. D’ailleurs Flo qui s’est initie a cette pratique s'est fait une belle frayeur mais au final rien de grave. Il faut attendre le couché du soleil pour véritablement apprécier la beauté de l'endroit. Les derniers rayons du soleil enflamment littéralement le ciel ainsi que les collines environnantes et colore l’écume dégagée par les vagues. On a du mal à se rendre compte que derrière nous se dresse une ville de pres de 12 millions d’habitants. C’est définitivement mieux que Paris plage…
La particularité de Rio est, à l'image du Brésil, d'être une mégalopole à deux visages. Coté face, des plages de rêves (Ipanema et Copacabana), des vues imprenables sur la ville comme au Corcovado, le pain de sucre, le plus grand stade du monde (Maracana), des balades à travers des forets tropicales, le vieux quartier de Santa Theresa, l'avenue du carnaval et son édifice en forme de string. Cote pile, un plan d'expansion de la ville aussi réussit qu'a Brasilia, des immeubles rivalisant d'horreur, des favelas construites a flanc de montagnes côtoyant des quartiers bourgeois, des maisons sommaires sans fenetres ni toit, des inégalites sociales importantes et un environnement de craintes permanent. Il est inutile d'attiser la convoitise des plus pauvres. Lunettes et appareil photo doivent rester à l'hôtel sous peine d'être volés au premier moment d'inattention.
Entre deux sessions plage nous trouvons le temps d’aller s'occuper de nos billets retour chez nos grands amis de One world et plus particulièrement d’American Airline. Nous restons encore presque deux heures sur place puisque toutes nos réservations ont sautées. De plus nous sommes obligés de changer d’itinéraire puisqu’il n’a plus de place sur le vol via Madrid. Au final nous arriverons à trouver un bon compromis sur un vol passant par Sao Polo et Londres.
A l'aube du dernier weekend on décide de passer une soirée a Lapa, le quartier populaire qui permet de faire aussi bien la fête dans la rue que dans des boites. Nous finissons au Rio Scenariuim, un musée/boite qui regroupe tous les âges. Il y en a pour tous les goûts, de la samba à la musique électronique, résultat 100% des gens dansent. On passe la fin du weekend à profiter de la plage avec Clarisse et Elise que nous avons retrouvées.
Pour clôturer le weekend nous allons au célèbre stadium Maracaña voir le derby de Rio entre Flamengo et Vasco. Ce stade est tous simplement le plus grand stade jamais construit. L’ambiance est électrique ! Malheureusement le match se révèle de médiocre qualité, normal tous les bons Brésiliens jouent en Europe. Malgré le 1-1 il y a quelques bagarres a la fin, nous évacuons donc le stade un peu en catastrophe.
Un petit air de nostalgie nous envahi durant les derniers jours quand nous racontons notre voyage ou quand nous donnons des tuyaux aux autres baroudeurs. Mais vient l’heure de prendre l’avion en ce lundi matin comme signe qu’il va falloir bientôt reprendre notre train-train et trouver rapidement un boulot.
Comments
Cette touche de poésie est trop intense pour moi, j'en ai le coeur tout sérré...
Quelle belle plume!
Je connais moi-même l'Argentine où je vis quelques mois par an... mais aussi... l'Uruguay et le Brésil. São Paulo passage de l'année 2006/2007... pas vraiment touristique, et un goût mitigé.
Salvador de Bahîa (Pelourinho) au mois de février est... reste, et restera inoubliable. 3 semaines de soleil, de plaisir, de musique, fêtes, danses... des souvenirs et des étoiles plein la tête...
Je repars bientôt... à Ushuaïa... bizz.