Notre dernier week end (snif) a BA est encore tres anime. Nous retournons a notre restaurant de predilection, La Cabrera, devorer un dernier bife de chorizo, deguster une de leur meilleur bouteille de leur cave qu´íls ne servent qu´aux habitues et a bas prix (un vin de la region de Mendoza, Lujan de Cuto, notre equivalent du St Emilion) et enfin signer notre assiette en tant que VIP. La soiree se termine avec les serveurs autour d´une derniere coupe de champagne offert, bien evidemment, par la maison. Desormais nous sommes fin pret pour attaquer notre derniere pays, le Bresil. Cap sur les fameuses chutes d´Iguazu marquant la frontiere entre les deux pays et ensuite sur le Pantanal, la plus grande zone maraicageuse au monde !
Le jour du depart nous passons chez nos amis d´American Airline afin d´annuler notre billet d´avion BA - Sao Polo. Nous avons prevu de nous rendre par nos propres moyens jusqu´a Brasilia. Grace a ce nouvel itineraire nous allons economiser beaucoup de temps et d´argent. Sauf que nous apprenons qu´il faut debourser $125 pour annuler un vol. La logique... Au final nous choississons de contourner le probleme en repoussant notre vol dans un mois. Hors de question de payer cette somme, nous prendrons le temps d´aller pleurer dans toute les agences one world de Rio afin de ne pas payer. En esperant que ca marche.
Comme tous les trajets en argentine nous arrivons relativement frais et dispo apres presque 20 heures de bus a la petite ville de Puerto iguazu. Ce village est paisible, loin de l´agitation de la ville bresilienne et on douterait meme qu´il y ait un lieu si touristique a proximite. L´ambiance est decontractee et on se fait un malin plaisir a ressortir les tongs et a boire une bonne biere fraiche dans des petites guingettes, un peu comme a Saigon. D´autre part il y a plein d´artisans (rastas) qui survivent en vendant des bracelets et autres colliers. Nous ne resistons pas a l´envie d´en acheter un (pour la bonne cause).
Le lendemain, le reveil sonne a 6h25 et nous partons plein d entrain pour une grosse journee de visite de toutes les chutes du cote argentin. Pas forcement le plus impressionant, mais incontestablement le plus pres. Nous sommes les premiers a nous diriger vers la fameuse gorge du diable ou le bruit de l´eau qui tombe est assourdissant! D´ímpossantes gerbes d´eau montent jusqu´a 40 m au dessus des chutes. Nous enchainons avec la visite des parties superieur et inferieur des chutes de San Martin avant de finir par l´ile centrale. Nous prennons aussi le temps de faire trempette a proximite de la chute de Salto Bossetti. Tres surprenant, l´ensemble du site est reste extrement vierge malgre le nombre infernal de touriste et il est possible de voir beaucoup d´animaux, domestique le plus souvent. Au detour d´un sentier nous apercevons notre premier toucan (oiseau avec un bec multicole enorme), premice de ce qui nous attend dans le Pantanal. Nous allons ensuite nous reposer et dejeuner a l´hotel Sheraton Iguazu (nous avions prevu cela depuis plus de 3 mois) situe a l´interieur du parc national. L´hotel situe du cote argentin a une position tres strategique. La vue sur la Gorge du diable est magestueuse et la nourriture exquise. Au menu, sushi, saumon fume, poivron, aubergine et tant d´autres mets succulents.
Conseille par Paolo, le gerant d´un bar de BA, nous finissons la journee par une marche de 10 kilometres a travers la jungle. Nous restons ensuite quelques jours dans les environs pour profiter de la piscine de notre hotel et lezarder une journee en compagnie de Xav et Elodie, que nous croisons pour la troisieme fois apres La Peninsule Valdez et Bariloche. Nous passons egalement du cote Bresilien afin d´acheter nos billets de bus pour rejoindre Campo Grande, point de depart de notre excursion dans le Pantanal. Notre premier echange en portugais est assez folklorique. On ne peut s´empecher de penser aux carricatures bresiliennes comme Chico ou bien le fameux Vinicius rencontre en Patagonie et nous continuons a inventer des mots. Du francais a l´espagnol nous rajoutons des o ou a, de l´espagnol au portugais nous rajoutons des ao. Malheuresement, la plupart du temps, nous optenons des mots totalement incongrus.
Nous arrivons a Campo Grande avec un peu de retard. Et oui, fini la logistique impressionnante des bus argentins. Neanmoins nous arrivons a parfaitement enchainer, puisqu´une heure plus tard nous montons dans un autre bus qui doit nous emmener au coeur du Pantanal. Nous finissons par quelques dizaines de minutes en jeep sur une route en terre rouge afin de rejoindre le camp.
Au loin on apercoit les premiers caimans ainsi que les premiers oiseaux. Le camp, situe sur l´une des rive du rio Miranda, est sommaire mais tres fonctionnel. Le Pantanal est un immense marais de 200 000 km2 entre le Brésil, la Bolivie et le Paraguay, dans lequel il n´y a pas un centimetre carre qui ne soit pas habite. Cette region est irrigué de fleuves venus de toutes les régions du Brésil, ainsi voyagent vers lui des especes de tous les ecosystemes bresiliens. Afin de mieux observer cette faune et cette flore extrement varie nous nous deplacons a pied, en bateau ou a cheval.
Nous passons le sejour avec un groupe de trois madrilenes tres sympa. Nous prennons vraiment gout a parler espagnol a tel point que nous avons de moins en moins le reflexe d´aborder les gens en anglais. Et puis notre petit niveau d´espagnol permet aussi de nous faire comprendre un peu au Bresil.
Notre guide tres sympa et tres pro nous explique au fur et a mesure des visites les nombreux secrets de ce maraicage. Il faut etre tres discret car nous observons des animaux completement sauvages, mais la plupart du temps peu farouche. Il faut dire qu´il est strictement interdit de chasser ou meme de pecher sans autorisation. Nous voyons tous types de betes: des jaburu (oiseau blanc au col roug et noir, embleme du pantanal), des perroquets verts ou bleus, des oiseaux bariolles comme ceux que nous nommons les Napoleons pour leur robe tricolore, des caimans, des singes, des iguanes ainsi qu´une multitudes d´animaux tres bizzares. A l´image du Caipivara, enorme rongeur d´eau que Ben veut ramener dans son jardin.
Le dernier jour nous restons a la Pousada pour pecher les piranhas. Les rivieres en sont veritablement infestees et on comprend mieux pourquoi notre guide nous dit de ne pas se baigner si l´on saigne... Jamon, El Mejor, a su conserver ses reflexes boliviens pour en attraper un certain nombres. Il faut dire qu´il est important de bien pecher puisque les poissons representeront notre principal plat lors de notre dejeuner. Les piranhas, une fois vraiment mort (en les laissant a l´air libre, ils peuvent avoir des reflexes destructeurs jusqu´a six heures apres leur extraction, attention aux doigts) sont un veritable regale! Leur chair tres tendre rappelle par instant le gout du requin. (On a pense a toi Stani...)
Desormais cap sur la capitale Brasilia ou nous devons prendre un avion direction le nordeste et ces plages de reves.
Apres un sejour plaisant a Buenos Aires, nous sommes reparti pour 2 semaines de baroude, direction la Patagonie du Nord. Nous n'allons pas descendre jusqu'a Ushuaia ou El calafate car la meteo est vraiment trop incertaine en cette saison, mais nous allons quand meme rejoindre cette region dont le nom evoque beaucoup de choses. Et puis Flo supporte de moins en moins le froid environnant, il faut trouver un compromi.
Nous mettons alors le cap sur Puerto Madryn et la peninsule Valdes afin d'observer les fameuses baleines et autres especes marines. Plus nous descendons vers le sud, plus les paysages changent. En arrivant nous sommes surpris de decouvrir si peu de vegetation et autant de poussiere. Cela donne un aspect tres mysterieux a la cote qui s'etend sur plusieurs dizaines de kilometres.
Nous avons de la chance, il fait beau, chose assez rare en patagonie l'hiver. Nous en profitons pour louer des velos et faire une trentaine de kilometres afin de rejoindre une plage sauvage. Par endroit de grandes falaises offrent des points de vue magnifiques sur une mer ou patogent de nombreuses baleines. Certaines sont la uniquement pour engloutir des dizaines de tonnes de petites crevettes, d´autres, s´amusent et sautent au loin et provoquent des gerbes d´eau de plusieurs metres.
Vu la meteo clemente et notre envie de moins en moins forte de voyager avec des agences de tourismes, nous preferons partir en voiture a la decouverte de ce parc naturel. Ceci nous permet de faire le tour de la peninsule Valdes a notre guise et de nous arreter aux differents spots ou nous sommes succeptible d'apercevoir des animaux. Nous faisons egalement un tour en bateau d'une heure et demi afin de se rapprocher au plus pres des baleines. L'experience fut fructeuse puisque certaines d'entre elles s'aprocherent a quelques metres de nous. Nous pouvions presque les toucher! La scene est encore plus impresionante quand elles passent sous le bateau, elles sont aussi grandes que notre embarcation. Il y a un peu de mer ce jour la et beaucoup de gens auraient du s'abstenir de prendre un petit dejeuner. Certains n'auront vu aucun mamifere mais uniquement des sacs plastiques. Au cours de cette excursion nous faisons la connaissance de Xavier et Elodie, deux francais en vacances dans la region. Nous passons quelques temps avec eux et nous les reverrons surement plus tard car nous avons a peu pres le meme programme. Le dernier jour, avant de prendre notre bus de nuit nous dehambulons dans la ville. Peu de chose s'offre a nous, mais tout d' un coup nous trouvons au detour d' une galerie une Mega Drive. Ben voit la l'occasion de realiser une bonne affaire. Jeunes a vos souvenirs!
Apres quelques hesitations au niveau du choix de la prochaine destination, nous partons pour El Bolson pour passer le weekend. C'est le debut de la region des lacs pres de la frontiere chilienne. Les paysages sont composes de montagnes plus ou moins enneiges et de lacs extremement photogeniques. Nous en profitons pour faire des balades aussi bien sous un temps a ne pas sortir un normand, que sous le soleil. Le petit village ou nous dormons semble hors du temps, bloque en 1970, les voitures sont eprouvees et les personnages sont d'anthologie, comme Carlos le monsieur parilla de la ville. Il n'y a pas beaucoup de distraction mais nous passons un bon sejour. L'ambiance et un peu comme en Nouvelle Caledonie : Tranquille mec! Nous fetons l'anniversaire de Ben chez notre pote Carlos en buvant un bon vin de la bodega "Benjamin". Il est tres content de trouver en nous deux amateurs de viande rouge et ne manque pas de nous saluer avec sa grosse voix roque par un "esta bien" a chaque fois qu´il sert des clients.
Ensuite cap sur Bariloche, (ou Braziloche car il y a contingent impressionnant de bresilien) la plus grosse station de ski d'argentine. La premiere personne que nous rencontrons est forcement un bresilien. Il a travaille dans sa jeunesse au Club Med et dans un francais brazileros nous explique que la "La patagaoshnie ze zouper !". Nous manquons d´exploser de rire. Nous ne faisons pas grand chose les deux premiers jours car le temps est excecrable. Mais il neige en altitude ce qui est de bonne augure pour la suite du sejour car la bonne neige commencait a se faire un peu rare. Nous rencontrons deux francais bien cool dont Pilou que nous avions croise a Avoriaz il y a quelques annees au cours du contest altigliss organise par l'esc Grenoble. Il baroude depuis plusieurs annees et a pose ses valises a Bariloche pour profiter des montagnes (nous mettons en ligne l'une des photos qu'il a pris a la station). On evoque avec lui nos souvenirs de baroudeur. Et oui cela fait presque sept mois que nous avons quitte la France et les anecdotes ne manquent pas.
Mais place au soleil ! Il nous reste encore beaucoup de choses a decouvrir ! Nous louons une voiture afin de parcourir la region et aller jusqu'a la frontiere chilienne. Les paysages sont encore plus grandioses que dans les environs de El Bolson. Les lacs se succedent avec des iles perdues au milieu, nous marchons sur des lagunes gelees et nous observons les fameusent truites a travers les eaux cristallines des rivieres. Nous profitons de la fin de journee pour observer le soleil filer derriere les reliefs enneiges.
Le soir nous retrouvons Xav et Elodie autour d'un bon morceau de viande (encore un) et une bonne bouteille afin de preparer notre journee de snowboard. Le lendemain au sommet de Cerro cathedral les paysages sont encore plus impressionants. On prend un immense plaisir a faire du snowboard avec un tel panorama. Bien que la station ne soit pas tres grande nous passons une tres bonne journee. Cela fait toujours plaisir de faire du surf en (plein?) ete en France et de surcroit en Patagonie.
Nous hesitons a rester une journee de plus dans la region, mais la meteo semble se degrader. Et puis nous avons un weekend charge a Buenos Aires qui nous attend...et nous entrons au Bresil dans quelques jours, derniere destination du BWT 07. Nous y profiterons de la chaleur pendant plus de 5 semaines. Retour en France prevu pour le 20 Septembre prochain.