Tous les membres du Bolos World Tour sont désormais en France. C’est donc depuis Paris que nous écrivons un des derniers posts.
Apres deux jours passes dans la grisaille et la pauvreté du centre colonial de Salvador (Le Pelourinho) nous avons mis fin a notre aventure par une semaine de détente a Rio de Janeiro. Nous avons largement profite de la fameuse plage d'Ipanema, de ses filles splendides et peu vêtues... Antonio Carlos Jobim n’avait définitivement pas menti en composant sa célèbre bossa.
Les filles ne sont pas le seul atout de cette plage, les vagues sont aussi agréables pour faire du bodyboard. D’ailleurs Flo qui s’est initie a cette pratique s'est fait une belle frayeur mais au final rien de grave. Il faut attendre le couché du soleil pour véritablement apprécier la beauté de l'endroit. Les derniers rayons du soleil enflamment littéralement le ciel ainsi que les collines environnantes et colore l’écume dégagée par les vagues. On a du mal à se rendre compte que derrière nous se dresse une ville de pres de 12 millions d’habitants. C’est définitivement mieux que Paris plage…
La particularité de Rio est, à l'image du Brésil, d'être une mégalopole à deux visages. Coté face, des plages de rêves (Ipanema et Copacabana), des vues imprenables sur la ville comme au Corcovado, le pain de sucre, le plus grand stade du monde (Maracana), des balades à travers des forets tropicales, le vieux quartier de Santa Theresa, l'avenue du carnaval et son édifice en forme de string. Cote pile, un plan d'expansion de la ville aussi réussit qu'a Brasilia, des immeubles rivalisant d'horreur, des favelas construites a flanc de montagnes côtoyant des quartiers bourgeois, des maisons sommaires sans fenetres ni toit, des inégalites sociales importantes et un environnement de craintes permanent. Il est inutile d'attiser la convoitise des plus pauvres. Lunettes et appareil photo doivent rester à l'hôtel sous peine d'être volés au premier moment d'inattention.
Entre deux sessions plage nous trouvons le temps d’aller s'occuper de nos billets retour chez nos grands amis de One world et plus particulièrement d’American Airline. Nous restons encore presque deux heures sur place puisque toutes nos réservations ont sautées. De plus nous sommes obligés de changer d’itinéraire puisqu’il n’a plus de place sur le vol via Madrid. Au final nous arriverons à trouver un bon compromis sur un vol passant par Sao Polo et Londres.
A l'aube du dernier weekend on décide de passer une soirée a Lapa, le quartier populaire qui permet de faire aussi bien la fête dans la rue que dans des boites. Nous finissons au Rio Scenariuim, un musée/boite qui regroupe tous les âges. Il y en a pour tous les goûts, de la samba à la musique électronique, résultat 100% des gens dansent. On passe la fin du weekend à profiter de la plage avec Clarisse et Elise que nous avons retrouvées.
Pour clôturer le weekend nous allons au célèbre stadium Maracaña voir le derby de Rio entre Flamengo et Vasco. Ce stade est tous simplement le plus grand stade jamais construit. L’ambiance est électrique ! Malheureusement le match se révèle de médiocre qualité, normal tous les bons Brésiliens jouent en Europe. Malgré le 1-1 il y a quelques bagarres a la fin, nous évacuons donc le stade un peu en catastrophe.
Un petit air de nostalgie nous envahi durant les derniers jours quand nous racontons notre voyage ou quand nous donnons des tuyaux aux autres baroudeurs. Mais vient l’heure de prendre l’avion en ce lundi matin comme signe qu’il va falloir bientôt reprendre notre train-train et trouver rapidement un boulot.
Apres l´equivalent d´un Paris-Dakar (Bariloche-Brasilia) en bus, nous arrivons ereintes dans la capitale bresilienne. La ville etant architecturalement interessante mais sans aucune ame, nous partons rapidement pour Sao Luis a l´extreme nord du Bresil et cette fois ci nous decidons de prendre l´avion. Ceci marque le debut de notre trip dans le Nordeste bresilien.
A peine debarque on sent immediatement cette vague de chaleur etouffante typique des zones equatoriales que nous attendions depuis plusieurs semaines. Nous logeons dans le vieux centre, heritage de la colonisation francaise, hollandaise et portugaise ou tous les edifices sont concentres. La ville est riche en couleur et les routes pavees sont attaques par les mauvaises herbes. L´atmosphere est tres differente de la ville moderne situee quelques kilometes a l´ouest, pres des plages. Nous prenons d´ailleurs conscience de l´importance du string bresilien sur ces plages. Que l´on soit anorexique ou obese, noire ou blanche, que l´on est 14 ou 65 ans, toutes les filles le porte avec decontraction. Pour les hommes, ce n´est pas franchement mieux, puisque ce sont des especes de boxer tres tres pres du corps... apparemment certaines trouvent ca glamour.
Sao Luis est aussi connu pour etre un des berceau de la culture reggae (au meme titre que la Jamaique). La ville vie au rythme de la musique et meme les vieux de 70 ans, dansent aux fenetres. Ce qui vaut une ambiance hyper decontractee et dub... Nous passons le weekend ici ou, le soir, les rues se transforment en salle de concert. Nous avons la chance d´avoir une chambre au premiere loge, sur la place centrale. De la, on peut apprecier tous types de musique: samba, bossa nova et evidemment du reggae.
Apres une journee a la plage nous decidons de prendre des infos pour la suite de notre voyage sur internet. La, nous faisons la rencontre la plus improbable de l´ensemble du Bolos World Tour. Clarisse Guglielmetti en chair et en os, une bonne amie de Stan que nous revions de rencontrer depuis plusieurs annees. Nous parlons un peu et nous decouvrons que Clarisse et son amie Elise ont a peu pres le meme programme que nous au Bresil. Alors pourquoi ne pas faire un bout de chemin ensemble?
Nous partons le lendemain dans le parc national du Lencois Maranhenses, une des merveilles du Nordeste. A perte de vue, le désert offre une vision unique de dunes et parsemées de piscines d’une eau transparente, tantot verte, tantot bleue. Nous retrouvons egalement la joie de nos premier bain de mer depuis le trip dans le pacifique. Nous prenons quelques couleurs, nous commencions a etre translucides apres ces 4 mois dans le froid. Nous passons deux jours agreables dans le petit village situe au coeur de la mangrove.
En rentrant a Sao Luis, nous tentons d´optimiser au mieux la suite de notre aventure, puisque nous hesitons beaucoup entre plusieurs itineraires. De plus nous sommes maintenant 4 a prendre la parole. (cela faisait longtemps). Au final nous choisissons de partir directement en avion vers Recife (qui est a deux doigt de louper son atterissage...) afin de louer une voiture avec les filles et parcourir la cote tranquillement.
Nous restons quelques jours a Olinda une autre ville au passe colonial important, mais qui vit sur un heritage africain plus comparable a Salvador. Encore une fois les rues sont colorees et les eglises nombreuses. De la Plaza San Francisco on peut admirer au loin la mignonne place centrale surplombee de son eglise et l´ocean turquoise au loin. L´ambiance est "yes" et tres musicale.
En se faisant passer pour des Kazakhs - on en a assez dde la question classique "de quel pais?" - nous faisons la connaissance de Paolo qui tient un petit bar "Roots Bar" et qui nous emmene faire un tour de la ville. La soiree est rythmee entre forro et petit concert improvise chez Paolo ou l´on a le droit a tous les classiques de la musique bresilienne. De Girl de Ipanema en passant par du Gilberto Gil jusqu´a des morceaux peu connus en Europe mais excellents. La soiree est bien evidement agrementee de caipirinha (peut etre trop pour certain ou certaines qui auront un reveil un peu delicat).
Finalement nous arrivons a decoller dans l´apres-midi pour rejoindre Porto de Galinhas. Cet ancien port ou les bateaux d´esclaves accostaient compte aujourd´hui beaucoup sur ses piscines naturelles pour devenir la plus belle plage pres de Recife. Le programme est simple et parfait pour cette fin de tour du monde, baignade, body surf, foot sur la plage et degustation de crevette, poisson et pinces de crabe (on vous attend encore les filles). Ensuite nous fillons vers Maceio ou nous quittons Clarisse et Elise qui prennent un bus pour Salvador afin d´aller treker dans un parc national du Chapanda diamantina. Nous, notre programme est simple : playa. Fini les treks.
Nous continuons donc a deux le road trip et nous prenons plus le temps de nous arreter dans de petits villages hors des sentiers battus. Nous sommes rapidement surpris des qualites etonnantes de notre Gol (Golf au Bresil) en mode rally. Ben se mue, pour sa part, en Sebastien Loeb sur des routes ou les nids de poules et les flacs d´eau sont legions. Au final, la carrosserie arborera une magnifique couleur orangee, tandis qu´a nos pieds s´entassent deux kilos de sable.
A force de faire des kilometres sur des pistes a travers des forets de palmier, nous decouvrons des plages totalement vierge avec pour seul habitant des palmiers, des singes-ecureuil-coconut, des crabes bleus et des coconuts. Nous sommes aussi en fin de saison des pluies, il faut alors jongler entres les belles eclaircies et les averses qui arrivent subitement. Il fait beau, mais il pleut en moyenne 2 ou 3 fois par jour.
Pour continuer notre Road Trip nous devons regagner les autoroutes et notamment la celebre et dangeureuse BR 101. Les routes sont certes goudronnes, mais n´ont sans doute pas ete refaites depuis plus de 20 ans. Elles sont naturellement dans un etat de delabrement avancees, il n´est pas rare de croiser des trous de plus d´un metre sur une voie limitee a 110km/h. Chaque village a son lot de radars et de dos d´anes pour reduire la vitesse, mais rien y fait, un bresilien au volant se prend forcement pour Ayrton Senna. Les routes etant en 2*1 voie, il faut savoir metriser l´art de doubler. Les pickup optent pour les depassement aveugle tandis que les camions preferent la droite et la bande d´arret d´urgence. Il faut rester patient et extrement vigilant.
Apres une journee intense, nous arrivons dans un petit village pres de la mer nomme Barra do Itariri. Il nous a fallu beaucoup de courage pour braver les 300 km depuis Aracaju. Tout commence pres d´un bac ou nous ne pouvons traverser. Nous revenons sur nos pas et devons affronter 200 km de BR 101. Puis, apres avoir demander plusieurs fois notre chemin nous partons pour plus de 50 km sur une piste particulierement hazardeuse au relief varie. Nous enchainons au crepuscule par 15 km pour arriver a un hotel inhabite, puis 10 km de special sur sable avec des franchissement de rivieres sur des ponts peu solides et tout cela de nuit. Un beau periple !!
Nous rencontrons rapidement un restaurateur Italien qui a monte une petite affaire et Marcel un Bresilien de Salvador tres "carnaval". Pour lui tout est "tou ou ou ou tou ou ou" . Nous trouvons ici une ambiance super detendu hors des grandes destinations touristes, ou viennent en week-end se reposer les Salvadoriens. Apres s´etre fait vanter les merites de ce petit coin de tranquilite "la meilleure plage de l´etat de Bahia" nous decidons de rester pour plusieurs jours. Nous nous laissons bercer au ryhtme de petit footing matinal sur les kilometres de sable blancs, des poissons et des crevettes preparees avec soin par Chef et son equipe, du soleil et des journees qui semblent longues.
Les habitants se revelent extrement acceuillants. Marcel, lui se charge de nous emmener au fin fond des pistes cotieres pour nous faire decouvrir des petits villages de pecheur et des plages magnifiques. Il sert aussi d´auto radio geant en chantant des chansons bresiliennes dans la voiture.
On rejoint ensuite Salvador tranquillement ou nous allons rester uniquement 2 jours afin de passer davantage de temps a Rio qui constituera notre derniere etape de cette aventure Bolos world tour 07.